Jeudi 29 avril 1915

N’ayant pas assez de place, Il faut refaire des abris,  plus une cuisine et une place pour le cheval.

Le temps est toujours superbe, après la soupe je change de linge car j’ai des totos depuis que je suis rentré. Je les ai attrapés dans la paille à Woestein dans les jours où je suis rentré et dame, j’en suis bien embarrassé et ça peuple vite cette denrée là aussi je me débarrasse du caleçon, chemise et flanelle que je ferai laver à  Etrain. Pendant ce temps, alors que je me rhabille, une tranchée s’écroule ensevelissant un musicien : Arsa.Tout le monde s’y précipite au galop avec pelles et pioches. Les minutes d’angoisse sont longues et ce n’est qu’au bout de vingt minutes d’efforts désespérés, que nous le retirons de là.  Il n’était que temps, il a perdu connaissance. Nous lui faisons la respiration artificielle. Il revient rapidement à lui. Il n’a rien de cassé mais il ne peut marcher. Il lui faudra quelques jours de repos et quelquefois ça peut mettre encore plus longtemps car du talé ou meurtri,   ce n’est pas tôt guéri. Le restant de l’après-midi, avec Buat, nous travaillons à consolider notre abri avec de gros étais que nous avons été débiter dans le bois. Après la soupe du soir, je vais porter mon linge à laver à Etrun distant de de nos souterrains d’environ cinq cents mètres à peine.

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