Du 1er juin au 16 juin inclus

Toujours le même emploi du temps et la même vie de caserne qu’en temps de paix. Des unités du régiment sont réparties un peu partout : gare, forts, arsenaux, usines, etc. Une bonne partie de la population messine cause le français. En ville on rencontre encore nombre de gens causant l’allemand mais en général le français est bien regardé et bien accueilli soit en ville ou aux environs.

Le dernier délai accordé aux allemands pour nous faire connaître leur réponse au sujet de l’acceptation ou du refus de nos conditions de paix est fixé au lundi 23 mais nous pensons qu’un délai leur sera encore accordé car c’est l’habitude.

On se demande vraiment si on en finira un jour. Je crois plutôt qu’ils s’entendent avec eux pour nous garder ici indéfiniment.

Dans la soirée alors que nous nous attendions absolument à rien, les ordres de préparer sacs et fourbi arrivent vers 21h. Réveil à 3h et départ à 4h.

Ce départ précipité ne nous surprend pas car ce déplacement de troupes vers l’avant a  pour but de décider  les Boches à signer en leur imposant la reprise des armes et la rupture de l’Armistice au cas où un refus nous serait adressé.

Bien entendu nous continuons notre avancée chez eux afin d’occuper de nouvelles grandes villes sur leur territoire. Toutefois nous ne pensons pas en venir là. Ils attendront certainement la dernière minute. Mais ils signeront afin d’éviter de nouvelles et fâcheuses catastrophes.

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