Dimanche 19 janvier 1919

J’en ai quand même « écrasé ». Nous ne nous levons pas de bonne heure. Il y a encore des musiciens qui ne sont pas rentrés ; entre autre le chef de musique. Nous ne faisons rien de la matinée, dégustons les nombreux colis à l’heure de la soupe et la « gnôle » ensuite.

L’après-midi nous devons déménager pour habiter dans des bâtiments en briques servant de cantine avant la guerre. Il y a tout le confort : eau, éclairage électrique, poêle, charbon etc. et nous touchons paillasse et sac de couchage pour être isolés du carrelage et ne pas coucher sur la dure. Nous ramenons tables, bancs et bois de toute sorte. A la nuit nous sommes installés dans notre nouvelle demeure. A côté, nous avons cuisine et salle de répétition. Nous habitons en bout de camp c’est-à-dire tout près de Mailly, du cinéma, de la manutention, des marchands de frites etc.  Nous sommes pour ainsi dire en ville.

Quelques permissionnaires rentrent encore dans la soirée. Le froid a fait son apparition et semble disposé à persister. Nous sommes ici jusqu’au 5 février pour assurer les services du camp et de la démobilisation des R.A.T.* et T**.

*Réserve de l’armée territoriale

**Territoriale

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