Mardi 18 septembre

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Le tir des 155 reprend au matin mais cette fois les Boches répondent sur certaines batteries sans causer de dommages sérieux. Nous sommes toujours à nos occupations quotidiennes et attendons la relève vers la fin de la semaine.

Ce soir à la nuit au secteur de Flirey, le 69ème  doit faire un coup de main pour essayer de ramener quelques prisonniers qui seront certainement interrogés au sujet de l’efficacité de notre émission de gaz des jours derniers et sur nos tirs indirects à l’aide des mitrailleuses. Les pièces grondent à 19h20 et la reconnaissance à lieu à 19h30. Quatre prisonniers. Pas de pertes pour le 69ème.

Lundi 17 septembre

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Temps couvert, travail habituel, sans ne rien se casser bien entendu.

Une batterie lourde de 155m/m court s’est installée cette nuit près du dépôt de matériel du génie en bas du village de Beaumont amenée par la voie de 0m, 60 (Decauville). Ils mettent en batterie à même sur les plates formes des wagons. Ils sont là pour la journée seulement. Dès le petit jour les pièces tirent déjà ; du côté Boche pas de réponse.

Un aéro ennemi vient survoler le village sans doute pour découvrir ou repérer cette batterie fantôme qui depuis le jour leur expédie des marmites. Aussitôt, les batteries contre-avions se mettent en action, ce n’est que flocons blancs et noirs dans le ciel et tout autour de lui, il a chaud !! Il se résigne enfin à rebrousser chemin quand tout à coup un shrapnel éclate tout près de son appareil et presque aussitôt il capote. L’aéro descend en décrivant certaines courbes et n’arrive quand même pas à rentrer chez lui. Il se brise dans nos lignes occupées par le 69ème  (vers Flirey)

A la nuit, le calme revient comme auparavant.

Dimanche 16 septembre

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Le temps s’élève, il ne pleut plus. Nous retournons à notre travail habituel et quotidien.

Matinée calme. Vers midi le soleil fait de vains efforts pour percer mais bientôt l’artillerie ennemie se met en branle et veut sans doute nous opposer quelques représailles au sujet de leur nuit terrible et tragique. La nôtre entre en activité aussi et ce n’est que duel d’artillerie tout l’après-midi. Beaumont ne reçoit pas d’obus, c’est étonnant. Les batteries seules dégustent mais sans aucun mal. Elles n’arrêtent pas  de tirer, c’est que les obus ne tombent pas trop près d’elles quand même.

A la nuit le calme revient.

Samedi 15 septembre

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Toujours le mauvais temps. Accalmie de notre côté et du côté ennemi. Vraiment c’est à croire qu’ils sont asphyxiés. Quelques coups de fusils sont échangés à divers endroits du front mais pas d’obus. Que peuvent-ils bien nous réserver ?…