Lundi 30 juillet

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Le temps s’est rafraîchi car la pluie a bien tombé cette nuit. Je fais le pansage au cheval et ensuite ma toilette. Voilà tout mon ouvrage. Pas malheureux n’est ce pas ? L’après-midi je vais aux champignons dans le bois tout près du village.

Dimanche 29 juillet

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Bosset part de bon matin conduire au train de Toul le sous-chef  et rentre pour la soupe de 10h. L’après-midi j’attèle et je vais chercher les sacs des permissionnaires à Beaumont pour les ramener ici dans un local. Bosset mange encore avec moi le soir et part ensuite en perme.

Ici à Ansauville, je ne suis pas serré. Je suis seul avec l’infirmerie du régiment.

Le temps se couvre dans la soirée et un orage d’une certaine violence se déchaîne sur la région pendant une bonne partie de la nuit.

Samedi 28 juillet

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Nous avons passé une très bonne nuit car nous étions fatigués du voyage. Nous buvons le jus et nous nous remettons en route pour Beaumont (six kilomètres). Nous avons la veine de trouver une voiture et vers 8h, je suis près d’Auguste et de Mimile.

Ils sont rentrés d’hier matin. Nous commençons par boire une petite « gnôle » et ensuite nous dégustons le contenu des colis.

L’après-midi tout le monde est rentré de la perme du 1er tour. Le 2ème tour commence ce soir. Ceux qui ont neuf jours partent ce soir et les sept jours demain.

Le chef me fait redescendre près de Bosset à Ansauville pour me mettre au courant de son « truc ». Les copains vont au matériel charger des voitures, à l’eau, etc. et accompagner les voitures la nuit. Donc après la soupe du soir je redescends à Ausonville. Journée très chaude.

Toujours la même accalmie au secteur pendant la durée de notre permission.

Il n’y a pas eu de nouvelles émissions de gaz.

Vendredi 27 juillet

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Nous arrivons à 3h du matin à Chaumont. Notre train pour Neufchâteau et Toul  n’est qu’à 6h30. Nous allons sous la terrasse du buffet et nous nous couchons sur les grands bancs. A 6h30 nous roulons vers Neufchâteau et Toul. Arrivée 10h20.

J’ai été fort indisposé toute la matinée. J’ai vomi quantité de bile (je ne m’en fais pourtant pas trop). Je n’ai rien mangé  de la journée et chose rare, je n’ai pas mis le nez dans mon bidon.

Aussitôt descendu à la gare de Toul, je demande mon train pour Mesnil-la-Tour (tortillard de Thiaucourt). Il est à 17h30.

Je profite de ce grand laps de temps pour rendre visite à Marius à hôpital militaire Gama éloigné de la gare d’environ deux kilomètres. Je monte à l’hôpital tranquillement et en arrivant je m’adresse au bureau des entrées. Justement je rencontre la sœur d’un musicien qui est infirmière  (Melle  GARET).  Elle me conduit bien vite près de Marius.

En arrivant près de lui, je suis très surpris de le voir ainsi ; il est très maigre ; il a toute sa barbe et le blanc des yeux est encore jaunâtre. Toutefois depuis trois, quatre jours il commence à se lever. Je lui remets un petit colis d’oranges que ses parents m’ont données pour lui et nous causons ensemble. D’abord sur sa maladie en bonne voie de guérison maintenant et ensuite sur ma permission. Il est proposé pour un mois de convalescence et passe la visite cet après-midi. On l’emmène en auto à 14h30. A cette heure je le quitte puis je vais attendre mon  train de 17h30.

Je retrouve également des copains qui reviennent de perme. Nous cassons une petite croûte à la coopérative et à la nuit tombante nous sommes près de Bosset à Ansauville. Nous allons passer la nuit à l’infirmerie et demain matin nous irons rejoindre les copains à Beaumont