Lundi 26 avril 1915

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Comme les jours précédents, temps splendide. L’après-midi, match de football entre les Compagnies ; les officiers et le colonel y assistent; c’est une vraie fête. La Musique est là aussi de service. Moi j’écoute et je regarde c’est le filon.

Soupe très tard.

Samedi 24 avril 1915

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Toujours un temps superbe, rien de particulier à signaler. Bosset a rendu son cheval malade et l’autre aussi. On vient de lui en donner un beau petit couleur alezan et coquet ; il y manque un peu de graisse mais d’ici quelques jours, il en reprendra car lui aussi aura le filon à la Musique, pour mener tous les instruments et tous les ustensiles de cuisine. Il s’en tirera toujours. Concert.

Vendredi 23 avril 1915

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Très bonne nuit. Nous nous levons à 11h. Il est temps, juste pour la soupe. L’après-midi concert, je n’y vais toujours pas.

Au soir, comme il n’y a que des patates à becqueter, nos cuistots ne voulant rien se casser, je propose à Bosset et Buat d’aller manger à Pénin situé à  cinq cents mètres d’ici. Après acceptation, nous voilà partis et nous cherchons de quoi faire une superbe omelette que l’on arrose naturellement. A Villers il n’y a que cent dix-huit habitants et avec toute la troupe qui  est installée, il n’y a moyen de rien trouver. En revenant nous croisons un régiment du 9ème Corps le (77) qui repart en autos vers St Pol. Eux comme nous  ne savent pas où ils s’en vont.  Peut être en Belgique car il vient d’y arriver un coup dur ces jours ci dans les secteurs que nous avons quittés.

Les Boches ont fait une violente attaque en se servant de gaz asphyxiants. Les Anglais se sont repliés près de Boesinghe et de St Jean. Ensuite ils ont contre attaqué et  ont repris à l’ennemi presque la totalité du terrain qu’ils venaient de perdre. C’est alors (je suppose) que ce régiment retournerait par là pour renforcer.