Lundi 1er mars au dimanche 7 mars 1915

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Toujours rien à signaler.

Promenades et jeux comme à l’habitude, repas de même.

Nos lits  composés de brancards sur support sont remplacés par des lits de caserne ; pieds de châlits, trois planches, paillasse, matelas, polochon, draps et couvertures. Aussi nous sommes beaucoup mieux couchés et nous passons de très bonnes nuits. A cet hôpital, comme à Gravelines, nous avons comme tenue : pantalon gris, manteau gris, cravate blanche.

Nous avons aussi touché du linge : chemise, caleçon, chaussettes, serviettes, mouchoirs, bonnet de coton.  Toutes les semaines, il y a échange. Le sale est rendu pour être lavé et nettoyé. Nos effets militaires, pantalon, veste et capote sont désinfectés. Tout passe à l’étuve à vapeur.

Nous continuons toujours nos petits ravitaillements, en beurre, fromage, confiture etc.  avec Henri. De temps en temps, je reçois une lettre de Buat et de Bosset.

Je leur réponds toujours.  Ils ont été en repos à Provenne* presque vingt jours. Il y a eu grande revue par les généraux Joffre, d’Urbal, Foch, etc.… et défilé.

En ce moment, ils sont retournés au feu en Belgique non pas dans le secteur  de Langemark et Boesinghe mais plus loin en face et un peu à droite d’Ypres vers Wilghe et St Julien**, Zonnebeke, St Jean***.

*Provenne: Proven

**St Julien : St Juliaan

***St Jean : St Jan

 

Jeudi 11 au dimanche 21 février 1915

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Visites et repas habituels. À 15h : promenade. Je sors avec Henri, nous allons dans les pays environnants faire un billard tous les jours et nous rapportons soit beurre ou confitures que nous mangeons après le réveil ou en rentrant de la promenade. Le soir les veillées sont bonnes et nous jouons soit aux cartes soit aux dames. Dans la cour, jeux de quilles.